Par où commencer?

Par la compréhension du problème et par la mise en place d’une atmosphère sereine.  Pourquoi? Parce que vous êtes la première personne sur laquelle votre enfant s’appuie. L’enfant voit l’inquiétude là où vous la voyez. N’oubliez pas, vous avez un petit virtuose de la perception, de l’association des faits, de la réception de la réalité. Il ne vous serait pas facile de le berner que vous ne vous souciez pas de ses résultats scolaires. Tout simplement parlez-lui-en, le résultat peut agréablement vous surprendre.

Ne lui dites jamais qu’il pose des questions stupides. Les questions qualifiées de « stupides » sont seulement celles qui n’ont jamais été posées; à moins que ce soit, au contraire, celles dont on trouve la réponse tellement évidente qu’on ne comprend pas vraiment le sens et la raison de la question.  Je sais que, parfois, vous n’avez pas envie de chercher, aller aux fonds des choses, de faire l’effort de comprendre le sens profond ou caché de la question, vous êtes revenus du travail et vous voulez seulement vous reposer. Mais rappelez-vous, votre enfant ne sera pas tranquille, tant qu’il ne trouvera pas de réponse satisfaisante. Si ce n’est pas aujourd’hui, alors ce sera demain. Il va vous percer un trou dans l’estomac, fera tout pour trouver la réponse. C’est sa quête de la maitrise. Vous pourriez le dissuader pour toujours de poser des questions (peut-être un peu dommage ?), ou l’envoyer promener (mais vous savez, avec quel résultat), à moins que vous vous disiez : ok, je vais m’en occuper, et peut-être après je pourrai me reposer un moment en paix (mais cela, malheureusement, je ne peux pas vous le garantir).

Et parfois, le simple fait d’accueillir de façon ouverte sa question, de le laisser et l’encourager à s’exprimer sans l’interrompre, peut suffire à ce qu’il comprenne et trouve la réponse par lui-même, tout seul.

Toutefois,  si vous n’en pouvez plus, vous savez qu’il existe une solution, vous pouvez toujours me contacter, je vous aiderai avec grand plaisir.

 

La théorie Davis appliquée à la dyscalculie, dysgraphie, au trouble déficitaire de l’attention TDA / H

Les problèmes liés à la dyscalculie (problèmes de calcul), la dysgraphie (difficulté à écrire à la main) ou le trouble déficitaire de l’attention (ADD / ADHA) sont représentés sous le nom global de troubles de l’apprentissage. A leur base, comme dans le cas de la dyslexie il y a deux causes communes: la pensée non verbale et la désorientation. On peut ainsi, sans perte de sens, dans les textes sur la dyslexie,  remplacer le mot « dyslexie » par n’importe laquelle des expressions ci-dessus.  Vingt ans de recherches menées par l’Association Davis Dyslexia International (DDAI) ont permis non seulement d’analyser les liens entre ces difficultés, mais aussi de comprendre que la plupart d’entre elles sont différentes manifestations d’un même problème : la dyslexie. A partir de là,  la DDAI a développé des programmes de 5 jours adaptés aux difficultés et aux besoins spécifiques de  chaque type de problème.

Votre enfant aura un programme adapté, et vous aurez le temps de voir comment travailler avec lui et de vous entrainer pendant le programme, afin de préparer le travail en continuité à la maison.

Et les adultes ? Se sont-ils débarrassés du problème en grandissant ?

On peut dire que les adultes ont le plus souvent appris à agir de telle sorte que le problème ne se voit pas.

Le problème n’a pas disparu tout simplement parce que vous avez grandi, vous vous êtes fondu dans le monde des adultes et que vous avez appris à vous débrouiller.

Avec votre créativité, vous avez inventé des centaines de stratégie…demander à un collègue de travail de vous dire ce qu’il pense d’un compte-rendu lu avant la réunion (et, évidemment en lui posant des questions de telle manière qu’il vous racontera tout dans le moindre détail), renverser votre café dessus, ou éviter d’aller dans les détails et rester assez générique, adopter une stratégie d’évitement, voire même avoir un malaise. Il y a des centaines de moyens sous la main plus ou moins créatifs pour cacher votre problème!

Le côté positif de la dyslexie prédispose les dyslexiques à des professions qui utilisent des compétences telles que:

  • Orientation dans l’espace
  • Intuition dans les relations
  • Planification stratégique
  • Théâtre
  • Ingéniosité, créativité
  • Design
  • Travaux manuels
  • Art
  • Construction
  • Ingénierie
  • Architecture
  • Géométrie
  • Topologie
  • Musique/Danse
  • Sport
  • Mécanique

Alors peut-être n’avez-vous pas de métier qui nécessite un contact avec des lettres, des chiffres … Peut-être n’avez-vous plus besoin d’aide, car vous êtes bien comme ça. Vous vous débrouillez, vous gagnez votre vie …
Peut-être même avez-vous terminé des études supérieures (ce n’est pas surprenant) parce que vous avez vraiment beaucoup de talents. J’ai vu des personnes comme ça titulaires d’un doctorat. Et avec le don de la maitrise. La maîtrise de tout, jusqu’au dernier détail. Et j’ai pu voir aussi quel prix ils payaient pour cette maitrise parfois aux dépens de leur propre santé.

J’espère donc que si vous avez lu un peu de ce que j’ai écrit ici, vous savez que vous n’êtes pas seul et que vous pouvez être aidé. Parce que vous n’êtes ni malade, ni plus bête que tous les autres, c’est souvent bien le contraire. Davis, le créateur de la méthode, a appris à lire à l’âge de 38 ans et avec un QI 167. Le plus important est de chercher la solution. Vous pouvez aussi savoir comment vous en sortir.  Vous pouvez vous aider vous-même.

 

 

 

 

Foire aux questions

Mon fils a 7 ans, est-ce qu’il peut déjà participer au stage de correction de la dyslexie? Et quelle garantie aurai-je que la méthode fonctionne pour mon enfant?

Pour que le programme réussisse, l’enfant doit avoir un certain degré de maturité pour comprendre quel est le but du stage et pour une bonne coopération avec le spécialiste Davis. Souvent, les enfants de moins de 8 ans ne sont pas émotionnellement assez matures pour participer à ces activités.

Combien de temps dois-je travailler avec mon enfant à la maison après le programme?

Il y a un petit groupe d’enfants qui, après le programme très rapidement, en un mois ou deux, lisent comme les autres, mais en général, il faut compter entre six mois et un an et demie  de travail régulier à la maison.

J’ai lu dans le livre « Don de Dyslexie » que pendant le stage mon enfant va apprendre à garder l’ « œil de l’imagination » stable ce qu’il va l’aider à la lecture. Je ne comprends pas très bien moi-même et je crains que mon fils de 9 ans ne le comprenne pas aussi.

Il est vrai que le concept de « œil de l’imagination » semble un peu bizarre, mais en fait, c’est un exercice très simple à réaliser, en particulier pour les dyslexiques qui pensent en images, et n’ont aucun problème à se le représenter. Si toutefois il se révèle être trop difficile pour l’enfant, nous effectuerons une autre technique simple pour rétablir l’orientation.

Qu’est-ce qu’il faut faire pour que la méthode donne de bons résultats ?

A la maison il est nécessaire d’utiliser toutes les composantes de la méthode : l’utilisation des trois outils, modeler les mots déclencheurs en pâte à modeler ainsi que les techniques de lecture. Si l’un des composants est  abandonné, les effets positifs peuvent être plus faibles ou étirés dans le temps, plus longs à se mettre en place.

Comment puis-je savoir quoi faire avec mon enfant après le cours?

Le dernier jour de stage le parent apprend la méthode. Tous les exercices sont appris et exécutés par le parent et l’enfant ensemble.

Quelles sont les différences entre la méthode Davis et des méthodes de rééducation traditionnelles? Pourquoi est-elle efficace?

La méthode Davis, inventée par une personne dyslexique elle-même, prend en compte les causes des problèmes d’apprentissage: une manière spécifique de penser, la pensée en image et la désorientation. Cela n’est pas le cas des autres techniques de rééducation. Cette méthode n’est basée ni sur la répétition,  ni sur la phonétique pure.

Je voudrais tellement que mon fils participe à ce stage, mais il ne veut pas. Peut-on essayer malgré tout ?

Si l’enfant n’a pas la motivation et a beaucoup de résistance il faut attendre jusqu’à ce que la motivation apparaisse. Comme dans toute activité, l’effet du travail dépend de la bonne coopération avec l’enfant.

J’ai deux enfants dyslexiques, est-il possible qu’ils fassent le stage ensemble ?

Non, malheureusement cela n’est pas possible, parce que les besoins et les difficultés de chaque enfant sont différents, chaque programme est strictement adapté aux capacités individuelles et les problèmes d’une personne.

Je suis un adulte dyslexique. Est-ce qu’après le stage, je dois continuer le travail à la maison, ou cinq jours suffisent pour que j’apprenne à lire?

Peu importe l’âge, pour que le programme soit efficace, tous les exercices doivent être effectués après le stage.

Que contient-il un programme Davis?

Les travaux de la correction des troubles d’apprentissage ou TDA/H commencent par un stage de 30 heures (5 jours). Au début, la personne commence par se rendre compte de ses capacités de perception exceptionnelles ; elle découvre son style de fonctionnement particulier et apprend à contrôler son imagination. Ensuite, se concentrant sur la cause du problème, la méthode l’aide à développer la capacité à utiliser ces nouvelles compétences à l’école et dans la vie quotidienne. Le dernier jour est réservé à l’apprentissage de la méthode par la personne avec laquelle l’enfant continuera à travailler à la maison, car un travail systématique est nécessaire pour obtenir l’expertise dans l’utilisation de ses capacités.

Le programme de 5 jours est-il suffisant pour résoudre le problème?

En règle générale, des progrès significatifs sont visibles déjà après 5 jours de stage, mais le programme n’est en fait que le début du chemin, le parent ou le tuteur de l’enfant continue à  travailler systématiquement à la maison pour ancrer ces acquis jusqu’à la correction complète des symptômes de difficultés.

Concrètement à quoi  ressemble une semaine de stage Davis?

Un parent amène son enfant le matin et vient le chercher après une journée de travail, sa présence est souhaitée, mais pas nécessaire. Habituellement nous travaillons 9-12, 13-16, avec une heure de pause déjeuner. Le dernier jour un parent  participe activement aux activités pour pouvoir soutenir le travail de l’enfant à la maison.
Après avoir terminé le programme Davis, 2 consultations (après 1 et 2 mois) sont indiquées pour vérifier les progrès et dissiper des doutes éventuels; bien sûr, nous restons en contact téléphonique, e-mail, sms.

Bibliographie

R.D. Davis, E. M. Braun: Le don de dyslexie

R.D. Davis, E. M. Braun: Le don d’apprendre

E. Snel: Calme et tranquille comme une grenouille (livre + CD)

S. Biddulph, Sh. Bidduplh : Le secret des enfants heureux.

S. Biddulph: Élever un garçon.

S. Biddulph: Élever une fille.