On peut dire que les adultes ont le plus souvent appris à agir de telle sorte que le problème ne se voit pas.

Le problème n’a pas disparu tout simplement parce que vous avez grandi, vous vous êtes fondu dans le monde des adultes et que vous avez appris à vous débrouiller.

Avec votre créativité, vous avez inventé des centaines de stratégie…demander à un collègue de travail de vous dire ce qu’il pense d’un compte-rendu lu avant la réunion (et, évidemment en lui posant des questions de telle manière qu’il vous racontera tout dans le moindre détail), renverser votre café dessus, ou éviter d’aller dans les détails et rester assez générique, adopter une stratégie d’évitement, voire même avoir un malaise. Il y a des centaines de moyens sous la main plus ou moins créatifs pour cacher votre problème!

Le côté positif de la dyslexie prédispose les dyslexiques à des professions qui utilisent des compétences telles que:

  • Orientation dans l’espace
  • Intuition dans les relations
  • Planification stratégique
  • Théâtre
  • Ingéniosité, créativité
  • Design
  • Travaux manuels
  • Art
  • Construction
  • Ingénierie
  • Architecture
  • Géométrie
  • Topologie
  • Musique/Danse
  • Sport
  • Mécanique

Alors peut-être n’avez-vous pas de métier qui nécessite un contact avec des lettres, des chiffres … Peut-être n’avez-vous plus besoin d’aide, car vous êtes bien comme ça. Vous vous débrouillez, vous gagnez votre vie …
Peut-être même avez-vous terminé des études supérieures (ce n’est pas surprenant) parce que vous avez vraiment beaucoup de talents. J’ai vu des personnes comme ça titulaires d’un doctorat. Et avec le don de la maitrise. La maîtrise de tout, jusqu’au dernier détail. Et j’ai pu voir aussi quel prix ils payaient pour cette maitrise parfois aux dépens de leur propre santé.

J’espère donc que si vous avez lu un peu de ce que j’ai écrit ici, vous savez que vous n’êtes pas seul et que vous pouvez être aidé. Parce que vous n’êtes ni malade, ni plus bête que tous les autres, c’est souvent bien le contraire. Davis, le créateur de la méthode, a appris à lire à l’âge de 38 ans et avec un QI 167. Le plus important est de chercher la solution. Vous pouvez aussi savoir comment vous en sortir.  Vous pouvez vous aider vous-même.